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   Emeric Gauvin

    Moniteur Guide de pêche

    Educateur à l'environnement

   FiSH TRACKER




21/05/2009 18:26
Salon Sport Nature 2009  1 commentaire

Après deux éditions réussies et malgré une météo un peu capricieuse, le salon Sport Nature remettait le couvert en ce début de printemps 2009. De nombreux amateurs de sports en pleine nature s’étaient donné rendez-vous pour découvrir les différentes activités proposées. Dans la ville de Plouguenast, à proximité de Loudéac plusieurs associations sportives et fédérations étaient présentes pour présenter au public enfant, ado mais aussi adulte, les activités sport nature praticable en Bretagne à savoir, l’acro-branche, l’escalade, le kayak, mais également la pêche.

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A cette occasion, la Fédération de Pêche des Côtes d’Armor m’a proposé de présenter un atelier casting ainsi qu’un atelier de présentation des leurres pour les carnassiers d’eau douce. Parallèlement, un animateur de la Fédération, Antoine Sokoloff, s’occuperait du simulateur de pêche.

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Dès le samedi après-midi, il fait relativement beau et de nombreux enfants et ados commencent à venir s’essayer aux joies du simulateur. Une fois le simulateur finit, je leur fais un apprentissage du lancé casting puis une fois le geste maîtrisé, ils visent des cibles pour marquer le plus de points possibles. Bien entendu, chacun repart avec autocollants et écussons Rapala / Shimano. Après un après-midi bien chargé, c’est la fin de la première journée avec un résultat plutôt encourageant pour les organisateurs puisque déjà 800 personnes sont venues participer aux différentes activités.

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Le lendemain, la matinée est plutôt calme ce qui me laisse le temps de présenter des leurres aux quelques pêcheurs venus sur le site. Chacun découvre les nouveautés Rapala et Storm, et je leur présente également quelques montages type « Carolina » ou encore « Drop Shot » qui étaient encore inconnus à certains pêcheurs. L’après-midi, l’afflux de personnes reprend de plus belle et le concours casting durera jusqu’à 18 h 30.

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A la fin de la journée, 1800 personnes sont comptabilisées et les organisateurs sont ravis. Merci à eux pour leur accueil et leur gentillesse, mais surtout pour la fiabilité de leur organisation. Merci également aux pêcheurs venus découvrir les produits phares de chez Rapala et Storm qui feront encore grincer les dents des carnassiers cette année !!

Un dernier encouragement également aux jeunes, très présents sur le stand et trouvant dans la pêche une activité sportive, ludique, et conviviale. Merci à vous !

 

Emeric

FiSH TRACKER





29/04/2009 11:35
Une semaine carpe avec les BPJEPS   0 commentaire

Suite au coup de fil de Mickaël Le Poursot, je m'empresse de boucler mon sac pour la semaine et me voici parti au Mans pour la semaine Carpe des BPJEPS 2009.

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Ce qui m'a le plus marqué durant cette semaine, c'est l'évolution et l'implication de chacun des stagiaires en seulement quelques jours. Ils sont tous devenus très rapidement autonome dans la pratique de la pêche de la carpe alors que certains n'avaient jamais sortis une carpe de l'eau.

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Une anecdote tout de même: ils ont réussis à faire une carpe de 12 Kg sur 2 montages différents espacés d'environ 10 mètres !!! C'est ce que l'on appelle de l'euphorie alimentaire ça !!! La gloutonne !!!

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Bravo à tous et bon courage pour la dernière ligne droite de la formation!

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29/04/2009 11:12
Les premiers poissons de la saison pour Paul  0 commentaire

Voici un jeune pêcheur passionné qui a eu l'occasion de partir faire une petite pêche au lieu avec son père. Bravo et continue comme ça !!!

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19/03/2009 10:49
Salon de Nantes 2009 : Que du Bonheur !!!  0 commentaire

7 h 30, le rendez-vous est pris avec mon ami Mickaêl Le Poursot. Habitant à proximité l’un de l’autre, nous prenons ensemble la route pour le Salon de Nantes qui se trouve être le « carrefour » Européen des Pêches en Mer et des Bateaux. En effet, il s’annonce comme l'un des meilleurs millésimes, et je suis très impatient d’arriver à bon port pour passer cet excellent week-end en compagnie de l’équipe Rapala France, et aussi pour personnellement rencontrer les autres membres du « Team » que je ne connais, pour certains, pas encore. Bref, un super salon en perspective !

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A l’arrivée, première surprise ou plutôt mauvaise surprise, car le camion qui doit débarquer la marchandise servant à monter le stand de 81 m2 à un problème de haillon et ne peut pas descendre les palettes…ça commence bien !!! Après une demi-heure d’attente sans succès, nous trouvons une autre solution, et avons  seulement … 2 h 30 de retard !!!
Et bien au boulot !!! Ainsi dit, ainsi fait et vers 20 h, le stand est en place. Je commence à comprendre que l’esprit d’équipe est à la base de ce « Team »…j’adore…

Après un bon couscous (Merci Audrey…) et une bonne nuit de sommeil réparateur, nous sommes en place pour le début de « Nantes ».

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Le lendemain matin, tout le monde a rendez-vous pour peaufiner la mise en place du stand, et Audrey nous briefe sur les différents horaires de démonstrations de chacun. Au programme, présentation des nouveautés Storm comme le Pro Jointed Minnow, le Pro Shad, le Pro Minnow ou encore le Thunder Blade, et des nouveautés Rapala avec notamment le fameux Clakin Rap. Les nouveautés Williamson sont également en tête de liste avec le Yabaî Jig qui fait fureur.

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10 h, le top départ est donné et déjà une foule de clients se rue sur le stand Rapala. Nous n’avons jamais vu autant de monde pour un vendredi et les gens s’invitent de plus en plus nombreux aussi bien autour du bassin pour voir les démonstrations que sur le stand lui-même pour demander conseil sur les cannes et moulinets Shimano. Jusqu’à la fin de la journée, le stand ne désemplit pas et vers 19 h 30, toute l’équipe est un peu fatiguée mais très heureuse du déroulement de ce premier jour de salon assez exceptionnel. Qu’allait donc nous réserver le samedi ?

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De la même manière que la veille, nous nous retrouvons un peu avant l’ouverture du salon pour remettre le stand au propre et refaire un briefing avec Audrey. Chaque guide et technicien repart sur les démonstrations et Philippe Guigo (qui est arrivé de Bourgogne la veille au soir), Olivier, Joël, Stéphane et Philippe Bunel sont au top pour donner les meilleurs conseils au passionnés de la marque. La journée se déroule donc très bien et le fréquentation du stand et du salon en général est encore plus importante que la veille. Observant plusieurs « ados » se balader dans les allées, nous décidons, avec Mickaël de mettre en place l’atelier casting. Nous installons donc rapidement la cible (Merci Manu…Broc n’street) et déjà plusieurs enfants viennent s’essayer à ce lancé un peu particulier.

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Après 10 minutes d’essais, chacun repart avec casquettes, porte-clés, autocollants, et certains enfants, qui ont l'air d'avoir fait ça toute leur vie, repartent même avec un tee-shirt. Il est clair que les ados maitrisent très rapidement le geste du casting et au bout de seulement quelques minutes, le geste commence à devenir naturel !!! C’est assez impressionnant à voir…

Bravo à vous les jeunes !

Cette journée du samedi se termine donc une fois de plus sur une note très positive aussi bien au niveau de la fréquentation du stand que de l’ambiance qu’il peut régner dans l’équipe Rapala. Après un excellent repas sur Nantes (Merci Philippe !) nous partons nous coucher… bien fatigués.

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Le dimanche se déroulera de la même manière au sein de l’équipe, mais avec une fréquentation tout de même moindre que le vendredi et le samedi. A 18 h, le Salon de Nantes ferme ses portes et nous attaquons le démontage du stand. Dans la nuit, nous prenons la route du retour avec Mickaêl en nous remémorant les bons moments du salon qui nous permettent de rester éveillés pendant le trajet. A l'année prochaine...

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Ce salon de Nantes se termine donc de manière admirable avec des pêcheurs passionnés, avides de conseils et de nouveautés et de plus en plus sensibilisés au respect des espèces et de l’environnement littoral. Pour le « Team » Rapala, la note est plus que positive au vu de l’ambiance et de la volonté de chacun de faire de ce Salon 2009 un millésime…Je tiens donc à remercier toute l’équipe présente sur ce salon à savoir Philippe Guigo, Audrey Durand, Olivier Gallis, Sébastien Marest, David Doussot, Mickaël Le Poursot, Stéphane Bussang, Joêl Boutier et Philippe Bunel.

 

Merci à tous et à bientôt

 

Emeric

FiSH TRACKER


18/03/2009 18:45
Les insectes aussi ont choisi leurs armes...  0 commentaire

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03/02/2009 16:33
Quelques photos de la Rance en crue ...  3 commentaires

Bonjour à tous,

Voici quelques photos de la Rance en crue prises au moment des fortes pluies de la mi-janvier. Les sandres doivent être au régime "vers de terre" !!!

@ Bientôt

Emeric
FiSH TRACKER

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Le pont de Léhon

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27/01/2009 13:25
Photos... Photos... Photos  0 commentaires

Bonjour à tous,

Faites un petit tour sur l'album photo pour voir quelques photos des enfants d'Ivan apparement bien formés à la pêche aux leurres !!! Bon prof !!! Bravo à vous les jeunes et continuez comme ça !!!

Emeric
FiSH TRACKER forever...


14/01/2009 21:11
Alaska Fever !!!   1 commentaires

Bonjour à tous,

Pour ceux qui lisent le magazine "Prédators Mer", que je vous conseillent d'ailleurs, mon article sur l'Alaska est sorti avec en prime une petite présentation plutôt encourageante du film "Pêche à la verticale aux leurres souples" distibué par vidéotel. Un grand merci à Numa Marengo d'ailleurs.

En attendant, voici en avant première la version longue de l'article

"FLETANS PAS...MON GARS !"

 

L’Alaska, territoire situé entre l’océan Pacifique et l’océan Arctique, est la dernière frontière du continent nord Américain. Terre sauvage entre toutes, ce territoire symbolise la nature à l’état brut. Ses montagnes, glaciers et immenses forêts, parsemées de rivières aux lits erratiques, sont d’une beauté à couper le souffle. Positionné sur le cercle polaire arctique, c’est aussi une fantastique réserve naturelle pour la faune terrestre et aquatique.

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Atterrissage au paradis :

 

Après plusieurs mois d’attente et de nombreuses heures de vol en direction de Detroit puis d’Anchorage, le rêve devenait enfin réalité : j’allais découvrir l’Alaska, ce très attirant pays enregistrant les plus grandes remontées de saumon au monde ainsi que ces énormes concentrations d’ « Halibuts » (Flétans) pouvant atteindre jusqu’à 200 Kg !!

Le rendez-vous était donc pris avec mon ami Dominique à l’aéroport d’Anchorage en cette fin de mois de mai. Encore trois heures de route en direction de la péninsule de Kenaï me séparaient du petit mais non moins charmant village de Kasilof. C’est ici que mon ami m’hébergera dans une ravissante petite maison de bois bordée par la rivière du même nom. Sur la route, nous croisons quelques « Moose » (Elans) et une impressionnante maman grizzly qui nous donne le ton du séjour.

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Après une nuit tumultueuse due au décalage horaire et un bon café bien chaud, nous partons faire quelques courses et surtout récupérer ma « fishing liscence » pour cette semaine de pêche. Au programme, la Kasilof river, la Kenaï river et la Deep Creek river, nous permettrons, selon notre hôte, de « mettre le maximum de saumons de notre côté » et aussi de découvrir le plus de paysages possibles. Côté mer, nous pêcherons Le fjord « Cook Inlet » (ou le fameux capitaine Cook s’échoua pensant qu’il y avait un passage vers l’océan arctique), peuplé d’une multitude de flétans pendant la saison estivale.

 

Débuts difficiles…

 

Etant comme d’habitude très impatient de pêcher, je m’empresse d’aider mon hôte à préparer le matériel, puis, après un rapide chargement des cannes, waders et gilets de pêche, nous voilà partis pour le premier poste à saumon. Pendant le trajet, Dominique m’explique que cet endroit est accessible en voiture et qu’il risque d’y avoir quelques « fishermen ». Et il s’averra qu’il n’avait pas tort !! A mon arrivée au bord de l’eau, ce n’est pas moins d’une cinquantaine de pêcheurs qui déploie les soies et lance des cuillers. Heureusement il reste une vingtaine de mètres pour m’installer, dans un virage, avec une jolie limite de courant à pêcher. Je décide d’attaquer ce spot à la mouche. Mon matériel se compose d’une Shimano Biocraft de 10 Pieds (Et oui ! on utilise aussi ces cannes au pays des ours), d’un moulinet manuel large arbor, ainsi que de plusieurs soies à fuseaux décalés n°10 (de la soie flottante pointe plongeante, à la plongeante S3). Le moulinet est garni d’un backing d’une centaine de mètres pour faire face aux rushs les plus puissants. Un connecteur de soie réalisé en lead core et 2 mètres de fluorocarbon en 50/100ème font office de bas de ligne. Ce montage, grâce au lead core, permet au bas de ligne et à la mouche d’être parfaitement plaqués sur le fond et ainsi d’évoluer directement devant le nez des saumons. Notez que l’on peut faire varier la longueur du lead core pour s’adapter aux différentes profondeurs des postes pêchés.

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Une fois la topographie du poste étudiée, j’effectue mon premier lancé ¾ amont en commençant par peigner la bordure, et je rajoute une cinquantaine de centimètres de soie à chaque lancé pour tenter de trouver le passage des saumons. Contrairement aux autres pêcheurs locaux, j’utilise au maximum les 20 mètres de berge qui me sont octroyés en me décalant de 2 ou 3 mètres de temps en temps. Au bout de quelques minutes, c’est la touche…  « Fish on » !! Et me voilà parti le long de la rivière pour suivre le King qui a entamé une descente infernale… mais de courte durée puisqu’il se décroche en cours de rush. Ah zut ! Il avait l’air joli ! Tant pis, je me replace rapidement sur mon poste avant que quelqu’un me chipe la place, et continu à pêcher de la même manière. Malheureusement pour mon ami et moi, et malgré une tentative à la cuiller tournante en fin de soirée, ce sera la seule touche de la journée. Je suis un peu déçu mais relativise en me disant qu’il me reste encore 6 jours de pêche.

 

1er « run » des Sockeyes 

 

Le lendemain, après un rapide petit déjeuner, Dominique et moi-même écoutons la boîte vocale des « Fish & Game » (ce sont  les gardes de pêche locaux qui nous informent jour après jour des quantités et lieux de remontée des saumons), et suite à une discussion tournicotesque, nous prenons la décision de descendre la partie aval de la  rivière Kasilof en « Drift boat », puisque pas moins de 8000 remontées de saumons ont été enregistrées sur ces dernières 24 heures. Mon ami m’explique que la réussite de la journée résidera dans la localisation des pools où les saumons marsouinent, puis dans la prospection des postes se trouvant juste en amont de ces pools. Nous partons donc à la recherche de ces « hot spots » en descendant la rivière au gré du courant, ce qui nous permet d’admirer le magnifique paysage qui s’offre à nos yeux. Après environ 30 minutes de descente, le premier poste est repéré. Un rapide, suivi d’une zone un peu plus calme s’ouvre sur une reculée plus profonde, laissant apparaître quelques dos de saumon. Plusieurs coups de rames nous permettent de nous poster bien en amont du poste pour assurer une discrétion optimale. A peine le bateau échoué sur les graviers, nous empoignons les cannes, fixons en guise de mouche un petit morceau de laine jaune fluo sur notre hameçon,  puis commençons la prospection de la zone. Premier lancé à quelques mètres du bord, la mouche gratte le fond de la rivière et…Bim ! C’est la touche ! Le saumon prend le courant et me sort cinquante mètres de ligne d’entrée de jeu. Je commence à descendre la rivière avec lui tout en récupérant la soie mètre par mètre, mais il ne l’a pas décidé ainsi, le bougre ! Il me reprend vingt mètres de backing en me gratifiant de quelques chandelles puis commence lentement à revenir vers moi. A ce moment là, je sens qu’il commence à se fatiguer et, pour éviter qu’il ne perturbe ses congénères dans le pool, en profite pour le ramener vers le bord en le bridant fermement. Malgré un dernier rush d’espoir, il termine dans l’épuisette après environ dix minutes de combat. J’admire enfin mon premier saumon Sockeye qui doit peser aux alentours de quatre kilos. Sa magnifique robe argentée parsemée de poux de mer nous prouve qu’il vient juste de remonter d’où son extraordinaire combativité. Après quelques photos, je le remet délicatement à l’eau et me prépare pour mon deuxième lancé.

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C’est à ce moment, à la deuxième touche, que je me suis rendu compte qu’il y avait un énorme banc de saumons qui était à nos pieds, et qui avait fermement décidés d’atteindre l’amont de la rivière pour faire leurs devoir. A partir de cet instant, les touches se sont enchaînées et, malgré quelques poissons décrochés, je termine la journée avec une quinzaine de saumons.

 

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Halibut fever !!


Pour laisser reposer mes chers salmonidés, nous décidons, pour ce troisième jour de pêche, d’aller traquer les flétans dans le fjord situé à l’est de Kasilof : le « Cook Inlet » ; d’autant plus que les conditions sont idéales pour sortir en mer. Nous préparons donc la coque aluminium de 5m50 de Dominique, montons les moulinets tournants sur les cannes « trolling », et partons en direction du port de Homer. Après s’être arrêté acheter quelques kilos de harengs, et une heure de route plus tard, nous arrivons dans ce fameux port qui se trouve être plutôt dépaysant pour un Malouin comme moi. En effet, les quais sont surplombés de magnifiques montagnes aux neiges éternelles resplendissantes, ce qui fait déjà de cette partie de pêche une réussite avant même d’avoir commencé à « tremper du fil ». Une fois le matériel gréer et le bateau mis à l’eau, Dominique trace la route à suivre sur son GPS, qui nous mènera vers les meilleurs spots de pêche, c’est-à-dire des hauts fonds sableux où le courant est plus puissant et qui attire irrémédiablement les proies préférés des halibuts à savoir les harengs. Nous commençons donc par prospecter un banc de sable situé à 80 mètres de profondeur où Dominique a déjà pris de gros spécimen. Après 1 heure d’attente sans aucune touche, il faut se rendre à l’évidence : Les halibuts ne sont pas sur cette zone aujourd’hui. Nous décidons donc d’aller les rechercher dans 30 mètres d’eau, où le courant est plus soutenu. Une fois arrivé sur zone, Dominique se cale au mouillage et nous préparons expressément les montages. Un émerillon pater noster agrémenté d’un plomb de 150 grammes monté sur fil cassant, puis un bas de ligne de 2 mètres en fluorocarbon de 80/100ème se terminant par un Hameçon de 8/0 à 12/0 selon la taille de l’esche. Nous fixons sur chaque canne 1/3 ou ½ hareng et descendons les montages au fond. Ca y est, ça pêche !! A peine les montages arrivés sur le fond nous enregistrons déjà 2 touches simultanées. Chacun de nous prend une canne et le combat commence.

 

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C’est lourd !! d’autant plus que l’halibut a la fâcheuse tendance de mettre la surface de son corps en opposition avec le courant, ce qui rend la tache encore plus difficile. Finalement, au bout de 5 minutes ce sont 2 specimens d’environ 10 kg qui crèvent la surface de l’eau. Nous les saisissons par la queue pour éviter de les gaffer et ainsi pouvoir les remettre à l’eau.

 

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A ce moment là, mes yeux sont déjà rivés sur ma canne à bar que j’utilise sur les gros spécimen de fin de saison en Bretagne : Quel plaisir  pourrais–je prendre avec ce matériel si léger pour ce type de poisson ? Bref, laissons voir venir et nous verrons ça tout à l’heure. Malgré un petite accalmie pendant l’étale de haute mer, les touches se succèdent pendant près de quatre heures et nous sommes déjà rendu à 35 halibuts avec une dizaine de prises avoisinant les 25 kg. A ce moment là, ma décision est prise, je vais me faire plaisir !! Canne à bar 50/100g en main muni d’un Twin Power 5000 garni de tresse en 30/100ème, je vais m’attaquer à « sir halibut ». Je confectionne le même montage avec un plomb de 80g et laisse descendre le tout au fond. Et c’est parti ! Première touche ! Je me fais prendre 50 mètres de tresse « cash » avant de pouvoir commencer à le maîtriser le bougre ! Je regagne doucement du terrain, mètre par mètre, avant de le voir s’énerver et de me remettre encore un rush d’une trentaine de mètres cette fois-çi. Au bout de vingt minutes, je l’aperçois enfin sous la surface de l’eau : Il est ENORME !! Ou en tout cas bien plus gros que les autres. Dominique saisit la gaffe et lui glisse délicatement à l’intérieur de l’ouie avant de le monter à bord. Oh my God !! Il fait 35 kg et m’a donné un plaisir monstrueux avec mon matériel de pêche au bar (testé et maintenant approuvé !!).

 

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Après quelques prises plus modestes sur ce même matériel, il se fait tard et nous décidons de rentrer.

 

 

 

Une fin de séjour saumonesque !!

            Le Jeudi matin, nous nous réveillons sous des trombes d’eau et la température a baissé de presque 10 degrés. Malgré une tentative de 2 heures sur le poste du premier jour, nous terminerons cette matinée capot. Bref, ce n’est pas grave, un peu de repos ne me fera pas de mal. Le Vendredi, nous partons à la conquête de la Kenaï river en amont et en aval de Skilak Lake. Après 2 heures de 4x 4 dont 1 h 30 sur des pistes dignes du « Camel Trophy », la forêt très dense s’ouvre sur un magnifique lac d’environ 8000 hectares qui nous servira de point de départ pour aller prospecter à la fois l’amont et l’aval de la rivière dont le lit principal traverse le lac. La mise à l’eau du bateau s’effectue rapidement, car il nous reste encore 30 minutes de route à la vitesse moyenne de 20 nœuds pour atteindre le premier poste de pêche. A peine arrivés à l’endroit où la rivière se jette dans ce fameux lac, nous observons 2 ou 3 marsouinages de saumons sur le pool situé seulement 50 m en amont. A ce moment, nous pensons que ces poissons viennent juste de remonter, et que leurs congénères sont certainement devant nous. Malheureusement, nous étions arrivés un peu tard et après avoir insisté 1 heure sans plus entendre aucun marsouinage, nous remontons sur la coque « alu »   et décidons de traverser le lac pour allez pêcher la partie aval de la Kenaï. A peine arrivés, nous observons un banc de sable sur notre droite qui fait forcir le courant, et sur la droite une « route » de quelques mètres de large où le courant se trouve être quasiment nul. Nous descendons donc d’une cinquantaine de mètre pour échouer le bateau et ne pas faire fuir les éventuels poissons présents sur la zone, puis remontons la rivière à pas de sioux pour « attaquer » le spot bien en amont. Une fois sur le poste, il ne nous faut pas longtemps pour débusquer les premiers poissons qui, comme ce que nous pensions, remontent tranquillement la rivière à l’endroit ou le courant est le plus faible. En effet, en moins d’une heure, nous comptabilisons une quinzaine de « sockeyes » à deux pêcheurs ainsi que plusieurs décrochés dont un très gros qui a, tout de même, pris environ 100 mètres de backing à mon ami Dominique avant de se décrocher.

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Les touches diminueront progressivement jusqu’à s’arrêter  à la tombée de la nuit. De toute façon, la journée a été longue et il nous faut rentrer, mais nous décidons tout de même de revenir le lendemain, étant donné que de nombreuses quantités de poissons ont l’air de remonter en ce moment  à cet endroit. Un coup de téléphone aux « Fish & game » nous le confirme, et le lendemain soir, nous comptabilisons environ 10 saumons chacun.

 

The last day !!

 

            Après un rapide dîner, je monte me coucher car je suis exténué, mais aussi  une journée toute particulière m’attend le lendemain. En effet, nous décollons à 8 heures demain matin pour ¾ d’heure d’hydravion suivi de 20 minutes de bateau pour partir traquer les saumons sur un pool très large et très prometteur, mais qui est très difficile à pêcher en ce moment, car les ours s’y sont installés depuis plusieurs jours. Le lendemain, les choses se confirment dès notre arrivé puisque un ours noir est entrain de dépecer un saumon, qui tente encore d’échapper à son prédateur dans un ultime coup de caudale. Nous choisissons donc de nous installer légèrement en amont du poste, d’une part pour ne pas déranger les ours, et d’autre part pour effectuer une approche la plus discrète possible étant donné que nous pêcherons du bateau. Mon premier geste consiste comme tous les jours à enfiler mes polarisantes et à rester quelques minutes immobile en observant l’eau pour tenter de localiser les saumons, et surtout la veine de courant où ils remontent. A peine les lunettes sur les yeux, j’hallucine littéralement en voyant plusieurs centaines de saumons sur une surface grande comme un demi terrain de foot !

« Il ne devrait pas y avoir besoin de localiser la veine d’eau aujourd’hui …»

Et cela se confirme dès le premier lancer. A peine la mouche a-t-elle touchée l’eau que déjà 2 saumons se battent pour la prendre… c’est du grand n’importe quoi !!! Pour rigoler, j’entame même un match contre les ours qui se situent 100 mètres plus bas…1-0…1-1…1-2 …etc…

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Après 2 heures de folie, les choses se calment et les ours commencent à rejoindre la forêt, repus. Je prendrai encore 1 ou 2 sockeyes, et à la fin de la journée, je comptabilise une bonne quinzaine de saumons.

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Je suis tout de même un peu déçu, non pas de ma journée de pêche, mais parce que mon « trip » pêche  se termine : « Come back home ». Avant de repartir, je profite une dernière fois de cet environnement exceptionnel en faisant un trekking sur un glacier et en survolant le mont Mac Kinley en avion monomoteur. Je vous laisse apprécier le paysage sur ces quelques clichés car cela se passe de commentaire.

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Je termine donc ce voyage en Alaska avec des souvenirs plein la tête et me promet  de revenir un jour, le jour où mes saumons délicatement relâchés, auront pris quelques kilos !!!

 

Emeric Gauvin

NB:  Ca c'est du casse-dalle d' Américain !!!

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